Family office vs Cabinet patrimonial : comparatif 2026
En 2026, la frontière entre family office, cabinet de gestion de patrimoine et nouveaux acteurs (coach patrimonial, solutions digitales) devient moins lisible pour les familles fortunées. Pourtant, le choix du bon modèle d’accompagnement a un impact direct sur vos décisions d’investissement, votre fiscalité et la transmission de votre patrimoine.
Ce comparatif vous aide à comprendre, de façon concrète, les différences, points communs, coûts et profils pour lesquels chaque solution est la plus pertinente.
Family office vs Cabinet patrimonial, quelles sont les différences ?

Positionnement et niveau de fortune visé
En synthèse, le family office s’adresse aux grandes fortunes et familles entrepreneuriales nécessitant souvent un accompagnement des dirigeants et héritiers sur plusieurs générations., tandis que le cabinet patrimonial cible un public aisé plus large.
Tableau récapitulatif des principales différences de positionnement
Amplitude des services (financier, juridique, immobilier, gouvernance familiale…)
Le family office couvre généralement tout l’écosystème patrimonial de la famille, là où le cabinet patrimonial se concentre davantage sur le financier + fiscalité patrimoniale.
- Family office :
- Coordination de tous les conseils (banques privées, avocats, notaires, experts-comptables)
- Structuration juridique et fiscale internationale
- Gestion d’actifs financiers et non cotés (private equity, club deals)
- Suivi immobilier (acquisitions, gestion, arbitrages)
- Gouvernance familiale, chartes, conseils de famille, éducation financière notamment via une structuration de la gouvernance familiale formalisée.
- Philanthropie, fondations, impact investing
- Cabinet patrimonial :
- Audit patrimonial global
- Recommandations de placements (assurance-vie, PEA, compte-titres, immobilier, SCPI/OPCI…)
- Optimisation fiscale personnelle (IR, IFI, revenus du capital)
- Préparation de la retraite, prévoyance
- Anticipation de la transmission (donations, assurance-vie, démembrement)
Approche « familiale » vs approche « client individuel »
- Family office :
- Approche centrée sur la famille dans son ensemble (plusieurs générations, héritiers, conjoints).
- Objectifs de long terme : pérennité du patrimoine, maintien de l’harmonie familiale.
- Mise en place de règles de gouvernance : qui décide quoi, quand et comment.
- Cabinet patrimonial :
- Vision souvent centrée sur le couple ou l’individu (client, conjoint, éventuellement enfants).
- Priorité aux objectifs personnels : retraite, fiscalité, projets de vie.
- La dimension « famille élargie » est généralement moins structurée.
Indépendance, architecture ouverte et relations avec les banques
- Family office :
- Généralement sans gestion de fonds « maison » ; architecture très ouverte.
- Relation directe avec plusieurs banques privées, sociétés de gestion, assureurs.
- Peut négocier les conditions pour le compte de la famille (frais, conditions de crédit, reporting).
- Cabinet patrimonial :
- Fonctionne aussi en architecture ouverte, mais avec une sélection plus restreinte de partenaires.
- Peut être rémunéré par commissions et rétrocessions de produits (assurance-vie, SCPI, fonds).
- Relation plus « produit‑driven » même si la tendance est à plus de conseil objectif.
Organisation, équipe et niveau de spécialisation
- Family office :
- Équipe pluridisciplinaire interne (ingénierie patrimoniale, financier, M&A, immobilier, philanthropie).
- Fort niveau de spécialisation, coordination de nombreux experts externes.
- Processus et outils de suivi sophistiqués (consolidation multi‑banques, reporting consolidé).
- Cabinet patrimonial :
- Équipe plus restreinte (quelques CGP, back‑office, éventuellement un ingénieur patrimonial).
- Fait souvent appel à des partenaires externes (avocats, notaires, experts-comptables).
- Outils de suivi de plus en plus aboutis mais généralement moins poussés que dans un FO de grande taille.
Family office vs Cabinet patrimonial, quelles sont les points communs ?

Objectif commun : protéger, faire croître et transmettre le patrimoine
Les deux modèles poursuivent le même but : protéger, valoriser et transmettre le patrimoine dans les meilleures conditions.
Accompagnement global : investissement, fiscalité, transmission
- Analyse de la situation patrimoniale globale (perso, pro, immo, financière).
- Construction d’une stratégie adaptée à vos objectifs (horizon, risque, liquidité).
- Travail sur la fiscalité, la prévoyance, la retraite, la transmission.
Devoir de conseil, cadre réglementaire et conformité
- Respect des obligations de connaissance client, d’adéquation des conseils, de transparence des frais.
- Soumission à des statuts réglementés (CIF, courtier en assurance, etc.) pour la partie investissement.
- Mise en place de procédures de contrôle interne, lutte AML/CFT (blanchiment, financement du terrorisme).
Personnalisation de la stratégie et suivi dans le temps
- Stratégie patrimoniale personnalisée, suivie et réajustée dans la durée.
- Rendez‑vous réguliers, reportings périodiques, bilans annuels.
- Adaptation aux changements de situation (mariage, vente d’entreprise, succession, changement de pays…).
Tableau récapitulatif des points communs
Qu'est-ce qu'un family office ?
Définition : rôle, mission et philosophie
Un family office est une structure qui agit comme chef d’orchestre du patrimoine familial. Sa mission principale :
- Définir une stratégie patrimoniale globale à long terme.
- Coordonner tous les conseils de la famille.
- Préserver l’harmonie et la gouvernance familiale autour du patrimoine.
Single family office vs multi-family office
- Single family office (SFO)
- Dédié à une seule famille.
- Souvent créé par de très grands patrimoines (> 100–200 M€).
- Équipe et infrastructure internes (cost center de la famille).
- Multi-family office (MFO)
- Accompagne plusieurs familles.
- Permet de mutualiser les coûts et les compétences.
- Modèle le plus fréquent en France pour les patrimoines de 5–100 M€.
Services typiques : allocation d’actifs, structuration, gouvernance familiale, philanthropie
- Stratégie & allocation d’actifs (financiers, non cotés, immobilier, trésorerie).
- Structuration juridique & fiscale (holdings, sociétés civiles, pactes Dutreil…).
- Gouvernance familiale (chartes familiales, conseils de famille, règles d’entrée/sortie du capital).
- Accompagnement des héritiers (éducation financière, préparation à la reprise).
- Philanthropie & impact (fondation, fonds de dotation, investissements à impact).
Place du family office dans l’écosystème (banques privées, avocats, notaires…)
Le family office ne remplace pas les autres conseils ; il les coordonne :
- Banques privées et sociétés de gestion : exécution, gestion d’actifs, crédits, produits structurés intégrés dans des solutions financières structurées cohérentes avec la stratégie patrimoniale globale.
- Avocats fiscalistes, notaires, experts-comptables : structuration, fiscalité, transmission, M&A.
- Conseils spécialisés (immobilier, art, philanthrophie, ingénierie civile…) : interventions ponctuelles.
Qu'est-ce qu'un cabinet de gestion de patrimoine (cabinet patrimonial) ?
Définition et mission d’un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) / cabinet patrimonial
Un cabinet patrimonial (ou CGP) est une structure spécialisée dans le conseil en gestion de patrimoine et la distribution de solutions d’investissement. Sa mission :
- Analyser votre situation patrimoniale.
- Recommander des solutions adaptées.
- Mettre en place et suivre les investissements et contrats recommandés.
Type de clients et typologie de patrimoines accompagnés
- Profils typiques :
- Cadres supérieurs, dirigeants, professions libérales, chefs d’entreprise.
- Retraités disposant d’un patrimoine à optimiser et à transmettre.
- Épargnants souhaitant aller au-delà de leur banque de détail.
- Patrimoines accompagnés :
- Épargne financière (assurance-vie, PEA, comptes-titres, PER…).
- Patrimoine immobilier personnel et locatif.
- Participation dans des sociétés (TPE/PME), parfois via holding.
Services proposés : audit patrimonial, placements, optimisation fiscale, retraite, transmission
- Diagnostic patrimonial (situation civile, fiscale, financière, immobilière, pro).
- Construction d’une stratégie d’investissement (profils de risque, horizon, besoins de revenus).
- Optimisation fiscale (IR, IFI, donation, investissement défiscalisant quand pertinent).
- Préparation de la retraite, prévoyance, protection du conjoint.
- Stratégies de transmission (assurance-vie, démembrement, donations).
Cadre réglementaire (CIF, courtage, assurance-vie, etc.)
Un cabinet patrimonial peut cumuler plusieurs statuts réglementés :
- CIF (Conseiller en investissements financiers) : pour recommander des instruments financiers.
- Courtier ou mandataire d’intermédiaire en assurance : distribution d’assurance-vie, prévoyance.
- Intermédiaire en opérations de banque (IOBSP) : éventuellement, pour les crédits.
- Inscription à l’ORIAS et supervision par l’AMF (pour la partie CIF) et l’ACPR (assurance, banque).
Quelle est la différence entre la gestion de patrimoine et le family office ?
Gestion de patrimoine : une prestation centrée sur les solutions d’investissement
- Orientation souvent solution / produit : assurance-vie, PER, SCPI, OPCVM, produits structurés…
- Approche globale certes, mais dont l’exécution passe prioritairement par des contrats financiers.
- La dimension de gouvernance et de pilotage « macro » est plus limitée.
Family office : pilotage global du « family business » et du patrimoine familial
- Vision intégrée de la sphère privée + professionnelle + patrimoniale.
- Gestion des participations non cotées, immobilier d’exploitation, dettes, fiscalité complexe.
- Organisation et gouvernance de la famille autour de l’entreprise et des actifs.
Différences de profondeur d’accompagnement et de gouvernance
- Family office :
- Stratégie pluri‑générationnelle.
- Gouvernance formalisée (charte, conseil de famille, process de décision).
- Coordination entre tous les conseils (foyer et structures).
- Cabinet patrimonial :
- Stratégie principalement centrée sur le cycle de vie du client.
- Gouvernance familiale peu formalisée.
- Interventions ponctuelles des autres conseils, sans rôle de chef d’orchestre systématique.
Quand la gestion de patrimoine ne suffit plus et qu’un family office devient pertinent
Un family office devient souvent pertinent lorsque :
- Votre patrimoine dépasse 5–10 M€ et / ou comprend une entreprise familiale importante.
- Plusieurs générations sont impliquées, avec des intérêts parfois divergents.
- Vous multipliez les banques privées, conseils et structures juridiques, sans pilotage centralisé.
- Les enjeux fiscaux, successoraux et internationaux deviennent critiques.
Quel patrimoine pour family office ?
Seuils d’accès usuels (ordre de grandeur en millions d’euros)
Ces seuils restent indicatifs : certains MFO acceptent des patrimoines plus modestes, d’autres sont beaucoup plus sélectifs.
Nature des actifs : financiers, immobiliers, private equity, entreprise familiale
- Actifs financiers (portefeuilles bancaires, assurance-vie, obligations, fonds).
- Immobilier d’investissement et d’exploitation (bureaux, commerces, résidentiel) notamment via des solutions immobilières patrimoniales adaptées aux stratégies familiales.
- Participations dans des sociétés non cotées (private equity, capital‑investissement).
- Entreprise familiale (contrôle ou participation significative).
Cas typiques : cession d’entreprise, héritage important, familles multi‑générationnelles
- Cédant d’entreprise recevant plusieurs millions d’euros de liquidités.
- Héritage important réparti entre plusieurs membres de la famille.
- Famille multi‑générationnelle avec patrimoine varié (immo, titres, cash, art…).
Bon à savoir
Après une cession d’entreprise, certaines familles consacrent les 2 à 3 premières années à structurer leur patrimoine avec un multi-family office avant de figer une gouvernance à long terme (holding, pactes, fondation…).
Family office et « liquidité » du patrimoine (cash vs actifs non cotés)
- Plus la part des actifs non liquides (entreprise, immobilier, private equity) est élevée, plus la complexité de pilotage augmente.
- Le family office aide à gérer le mix liquidité / rendement / contrôle et à sécuriser la trésorerie nécessaire aux projets de la famille.
Comment se rémunère un family office ?
Honoraires au forfait (rétainer annuel)
- Forfait annuel couvrant le conseil global, la coordination et le reporting.
- Peut varier de quelques dizaines à plusieurs centaines de milliers d’euros selon :
- La taille et la complexité du patrimoine.
- L’étendue des services (présence d’un « family CFO », gestion administrative, etc.).
Rémunération au pourcentage des encours ou des actifs sous conseil
- Facturation d’un pourcentage annuel des actifs sous conseil (et non forcément sous gestion).
- Ordre de grandeur : souvent entre 0,20 % et 1 % selon les modèles et les montants.
Facturation à la mission / au projet (structuration, transaction, transmission)
- Honoraires ponctuels pour :
- Structuration de holding, pactes Dutreil, restructuration de groupe.
- Accompagnement de cession / acquisition d’entreprise.
- Mise en place d’une fondation ou d’un véhicule philanthropique.
Modèle indépendant vs modèle adossé à des produits financiers
- Modèle indépendant « pur conseil » :
- Rémunération uniquement par honoraires payés par la famille.
- Pas (ou très peu) de rétrocessions de produits.
- Modèle mixte :
- Honoraires + commissions sur certains produits financiers ou immobiliers.
Comment lire et comparer une grille de frais de family office ?
- Identifier :
- La part forfaitaire vs la part variable (en % des encours).
- Les frais additionnels sur projets spécifiques.
- Les éventuelles rétrocessions de produits (et leur rétrocession éventuelle à la famille).
- Calculer le coût total en % de votre patrimoine et en valeur absolue.
Family office vs Cabinet patrimonial : quels services, pour quels besoins concrets ?
Pilotage global du patrimoine et stratégie long terme
- Family office :
- Idéal pour piloter un « écosystème patrimonial » complexe.
- Construction d’une vision à 20+ ans, incluant les générations futures.
- Cabinet patrimonial :
- Adapté pour mettre en place une stratégie solide à 5–15 ans.
- Axé sur les besoins du foyer (retraite, revenus, fiscalité courante).
Gestion quotidienne (suivi des contrats, arbitrages, fiscalité courante)
- Family office :
- Peut centraliser le suivi multi‑banques, multi‑assureurs et multi‑dépositaires.
- Souvent épaulé par un back‑office dédié à la famille.
- Cabinet patrimonial :
- Suivi centré sur les contrats souscrits via le cabinet.
- Accompagnement sur la fiscalité annuelle (déclarations, IFI, arbitrages).
Transmission, succession et pactes familiaux
- Family office :
- Travail approfondi sur les scénarios de transmission (répartition entre héritiers, gouvernance).
- Coordination étroite avec notaires, avocats, fiscalistes.
- Cabinet patrimonial :
- Recommandations sur les outils classiques (donations, assurance‑vie, démembrement).
- Coordination ponctuelle avec notaires et avocats.
Accompagnement de l’entrepreneur et de l’entreprise familiale
- Family office :
- Accompagnement dans les levées de fonds, cessions, acquisitions.
- Stratégie entre valeur de l’entreprise et patrimoine privé.
- Cabinet patrimonial :
- Travail principalement sur les flux (rémunération, dividendes, cash‑out).
- Mise en place de structures patrimoniales autour de l’entreprise (holding familiale).
Philanthropie, impact investing, projets extra‑financiers
- Family office :
- Capacité à structurer des fondations, fonds de dotation, véhicules à impact.
- Intégration de ces projets dans la stratégie globale de la famille.
- Cabinet patrimonial :
- Accès éventuellement à des fonds ISR / ESG, quelques solutions philanthropiques.
- Approche généralement moins structurée sur la gouvernance philanthropique.
Family office vs Cabinet patrimonial : tarifs, frais et rapport coût / valeur
Fourchettes de coûts typiques d’un cabinet patrimonial
- Frais annuels sur encours gérés : 0,50 % à 1,20 % (souvent via les produits).
- Honoraires ponctuels de conseil : de quelques centaines à quelques milliers d’euros.
- Rémunération additionnelle via commissions de distribution (intégrées aux produits).
Fourchettes de coûts typiques d’un family office
- Frais annuels (honoraires + % sur encours) : en général entre 0,20 % et 1 %.
- Minimum d’honoraires annuels (retainer) pouvant atteindre 20 k€ à 200 k€ et plus selon le modèle.
Coûts visibles et coûts cachés (commissions, rétrocessions, produits maison)
- Coûts visibles :
- Honoraires de conseil, forfaits, % de gestion.
- Coûts cachés potentiels :
- Frais internes des produits (fonds, SCPI, contrats d’assurance).
- Rétrocessions conservées par le cabinet / FO.
Comment évaluer le retour sur investissement de chaque solution ?
- Mettre en face des coûts :
- Les économies fiscales générées.
- La performance nette des portefeuilles vs des alternatives « standards ».
- Les risques évités (erreurs de structuration, mauvaises décisions de cession, conflits familiaux).
Family office vs Cabinet patrimonial : quel niveau d’accompagnement pour votre famille ?
Suivi personnalisé : fréquence des rendez-vous, reporting, indicateurs clés
- Family office :
- Réunions de pilotage trimestrielles ou semestrielles, conseils de famille réguliers.
- Reporting consolidé multi‑banques, indicateurs de performance et de risque.
- Cabinet patrimonial :
- Rendez‑vous annuels ou semestriels, plus selon les projets.
- Reporting par contrat / banque, consolidation en cours de démocratisation.
Gouvernance familiale : chartes familiales, conseils de famille, éducation financière
- Family office :
- Animation de conseils de famille, rédaction de chartes familiales.
- Ateliers d’éducation financière pour les jeunes générations.
- Cabinet patrimonial :
- Conseils ponctuels, parfois pédagogie auprès des enfants majeurs.
- La gouvernance formalisée reste rare.
Gestion des conflits d’intérêts potentiels
- Importance de vérifier :
- La transparence sur la rémunération.
- L’absence d’objectifs de vente interne (produits maison, volumes d’encours).
- Les family offices « pur conseil » limitent souvent plus fortement les sources de conflit.
Continuité dans le temps et accompagnement inter‑générationnel
- Family office :
- Positionné pour accompagner plusieurs générations.
- Processus documentés, dossiers familiaux très complets.
- Cabinet patrimonial :
- Continuité souvent liée à la pérennité du cabinet et à l’organisation de la succession des associés.
Sapiens family-office : exemple de multi-family office sur le marché français
(Exemple descriptif, sans promotion)
Positionnement et type de clientèle visée
- Multi‑family office français positionné sur :
- Les entrepreneurs, dirigeants et familles disposant d’un patrimoine significatif.
- Des patrimoines généralement multi‑banques, mêlant liquidités, participations et immobilier.
Typologie de services mis en avant (stratégie, allocation, structuration, gouvernance)
- Accompagnement sur :
- La stratégie patrimoniale globale et l’allocation d’actifs.
- La structuration juridique et fiscale avec les conseils externes.
- La gouvernance familiale (réunions, pédagogie, transmission).
Ce que montre cet exemple sur l’évolution des family offices en France
- Montée en puissance des multi‑family offices indépendants.
- Demande croissante d’un pilotage global du patrimoine, au‑delà de la simple gestion de portefeuille.
- Élargissement des services vers la gouvernance, l’éducation financière et l’impact.
Family office digital : solutions en ligne et alternatives aux modèles traditionnels
Définition d’un family office digital / « robo-family office »
- Solutions en ligne qui offrent :
- Consolidation automatique des comptes et contrats.
- Recommandations d’allocation (parfois via robo‑advisor évolué).
- Reporting patrimonial « type family office » mais à distance.
Outils digitaux de consolidation de patrimoine et de reporting
- Agrégation de comptes (banques, assurances, PEA, PEA‑PME…).
- Vision synthétique de l’actif / passif, répartition par classe d’actifs, par zone, par devise.
- Simulations de scénarios (retraite, transmission, ventes d’actifs).
Avantages (coût, accessibilité, data) et limites (personnalisation, complexité)
- Avantages :
- Coûts souvent réduits.
- Accessibilité pour des patrimoines plus modestes.
- Richesse de la donnée et des simulations.
- Limites :
- Personnalisation plus limitée qu’un FO ou cabinet patrimonial « humain ».
- Difficulté à gérer les situations très complexes (entreprise familiale, fiscalité internationale, conflits familiaux).
Family office digital vs cabinet patrimonial en ligne : similitudes et différences
- Similitudes :
- Utilisation intensive des outils digitaux, relation souvent hybride (visioconférence).
- Différences :
- Le « family office digital » met l’accent sur la consolidation patrimoniale globale.
- Le cabinet patrimonial en ligne reste davantage centré sur la mise en place de contrats.
Coach patrimonial, family office ou cabinet patrimonial : quel accompagnement choisir ?
Qu’est-ce qu’un coach patrimonial ? (positionnement, rôle, limites)
- Professionnel qui accompagne surtout sur :
- La clarification des objectifs, la pédagogie, le passage à l’action.
- La compréhension des offres bancaires et de marché.
- Ne distribue pas forcément de produits ; peut se limiter au conseil pédagogique.
Différences avec un CGP / cabinet patrimonial classique
- Moins centré sur la mise en place de solutions (contrats, produits).
- Plus orienté sur le comportement d’investisseur, l’organisation personnelle, la stratégie globale.
Complémentarités possibles avec un family office
- Le coach patrimonial peut :
- Aider les membres de la famille (surtout les plus jeunes) à mieux comprendre les enjeux.
- Compléter l’action du family office sur la dimension pédagogique et comportementale.
Dans quels cas privilégier un coach patrimonial plutôt qu’un cabinet ou un family office ?
- Pour un patrimoine encore modeste ou en construction, mais avec :
- Forte volonté de monter en compétence sur les sujets patrimoniaux.
- Besoin de soutien pour structurer ses décisions, sans nécessairement déléguer.
Comment choisir entre family office et cabinet patrimonial en 2026 ?
Questions à se poser : niveau de patrimoine, complexité, besoins familiaux
- Quel est mon niveau de patrimoine ? (< 1 M€, 1–5 M€, > 5 M€ ?)
- Mon patrimoine est‑il simple ou très diversifié (immo, entreprise, international, private equity) ?
- Mes problématiques sont‑elles surtout personnelles ou familiales/multi‑générationnelles ?
- Ai‑je besoin d’un chef d’orchestre pour coordonner plusieurs conseils ?
Indicateurs d’indépendance et de transparence
- Modalités de rémunération (honoraires vs commissions).
- Degré de transparence sur les rétrocessions.
- Existence d’une charte d’éthique et d’un code de déontologie.
Vérifier les agréments, l’expérience et la réputation
- Inscription à l’ORIAS, statuts CIF / assurance / IOBSP.
- Expérience de l’équipe sur votre typologie de patrimoine.
- Références de clients (quand possible), réputation professionnelle, publications, interventions.
Grille pratique de décision (profil type → solution recommandée)
Family office vs Cabinet patrimonial - Ce qu'il faut retenir
Family office vs cabinet patrimonial : pour quel profil et quel patrimoine ?
- Cabinet patrimonial :
- Idéal dès quelques centaines de milliers d’euros.
- Bon compromis coût / valeur pour les patrimoines de 0,5 à 5 M€, voire davantage.
- Family office :
- Pertinent lorsque les enjeux deviennent multi‑générationnels, complexes et internationaux, en général au‑delà de 5–10 M€.
Les 3 différences majeures à retenir
- 1. Niveau de fortune ciblé : le family office intervient pour les grandes fortunes, le cabinet patrimonial pour un public plus large.
- 2. Profondeur d’accompagnement : le family office orchestre l’ensemble de l’écosystème familial ; le cabinet patrimonial se concentre surtout sur les solutions patrimoniales et financières.
- 3. Gouvernance familiale : cœur de métier du family office ; encore marginal dans la plupart des cabinets patrimoniaux.
Comment éviter les principaux pièges (frais, dépendance aux produits, conflit d’intérêts)
- Exiger une transparence complète sur toutes les sources de rémunération.
- Comparer le coût total (honoraires + frais internes des produits).
- Privilégier des acteurs capables de démontrer leur indépendance réelle (pas de produits maison imposés, architecture ouverte réelle).
Synthèse : parcours recommandé selon votre situation
- Commencer le plus tôt possible avec un audit patrimonial (cabinet ou coach).
- Faire évoluer votre dispositif au fur et à mesure que :
- Votre patrimoine croît.
- Votre situation se complexifie (entreprise, international, enfants majeurs…).
- Passer au multi-family office lorsque :
- Vous dépassez 5–10 M€.
- Vous cumulez plusieurs banques privées, sociétés de gestion, pays de résidence, héritiers.
Synthèse globale
FAQ Family office vs Cabinet patrimonial
Family office ou cabinet patrimonial : quel est le plus adapté à mon profil ?
Pour un patrimoine inférieur à 5 M€ et une situation « classique », un cabinet patrimonial indépendant sera généralement suffisant. Au‑delà de 5–10 M€ avec une forte complexité, un family office devient plus pertinent.
À partir de quel montant de patrimoine faut-il envisager un family office ?
En pratique, les multi-family offices deviennent vraiment adaptés à partir d’environ 5–10 M€, surtout en présence d’entreprise familiale, d’immobilier conséquent ou d’enjeux multi‑générationnels.
Peut-on passer d’un cabinet patrimonial à un family office (et inversement) ?
Oui. Beaucoup de familles commencent avec un CGP, puis migrent vers un family office en grandissant. L’inverse est possible si la complexité diminue ou si la famille souhaite réduire les coûts.
Un family office est-il toujours indépendant des banques et des assureurs ?
Non. Certains sont adossés à des groupes financiers ou perçoivent des rétrocessions. Il est essentiel de vérifier la structure capitalistique et le mode de rémunération.
Comment vérifier la fiabilité d’un family office ou d’un cabinet patrimonial avant de le choisir ?
Contrôlez les agréments (ORIAS, CIF…), demandez des précisions sur la rémunération, renseignez‑vous sur l’expérience de l’équipe, et recherchez des références ou avis professionnels.
Sources
- Autorité des marchés financiers (AMF) – Réglementation des CIF, information des investisseurs.
- ACPR / Banque de France – Cadre des intermédiaires en assurance et banque.
- ORIAS – Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance.
- Fédération nationale des conseils en gestion de patrimoine (FNCGP) et associations professionnelles de CGP.
- Études de marché sur le wealth management et les family offices en Europe (AFG, cabinets de conseil internationaux).
- Littérature professionnelle sur la gouvernance familiale, la transmission d’entreprise et la philanthropie.


